Me voici de retour en cette semaine où l'on m'a fait gouter, je cite, des aliments "typiquement norvégien" et de la "nourriture typique pour l'été" (deux fois).
Heureusement que la nourriture était là pour nous rappeler la saison parce que c'était pas flagrant avec tous ces nuages cette semaine.
Première découverte culinaire le brunost ou fromage brun. C'est une collègue qui a tenu à me faire goûter pendant qu'on préparait nos sandwichs dans la cuisine du musée. J'ai donc gouté et, ô suprise, un léger goût de caramel. Non, pas de sucre ajouté, mais d'après ses explications, on a tellement fait bouillir le lait que le sucre qu'il contient s'est transformé en caramel. Pour pas l'offenser - elle avait l'air de dire que c'était le plat national - j'ai essayé de me forcer à finir la petite tranche qu'elle m'avait donné. Mais en bonne française qui se respecte, j'ai préférer risquer le courroux national (c'était ça ou vomir), et elle l'a pas mal prix.
Le pire c'est qu'elle m'a dit, tu peux pas venir en Norvège et ne pas gouter ça. En gros, maintenant que j'ai gouté me brunost je peux partir tranquille. Une chance que c'était pas le but de mon voyage!
Autre expérience culinaire : jeudi j'avais un meeting (comprendre une réunion à 5) sur le projet pour lequel j'ai été embauché, à Kragerø, c'est-à-dire là où mon boss (Per) et sa femme ont une maison secondaire. On y est donc allé la veille avec Per et un autre collègue.
En arrivant, un succulent maquereau cuit au four nous attendait. Pas de mauvaise surprise au niveau du goût genre sauce au malabar ou coulis de fraise mais beaucoup d'arêtes. Et je peux vous dire que c'est pas facile de se concentrer sur la conversation en norvégien tout en s'enlevant discrètement les arêtes de la bouche.
Et j'insiste sur le discrètement parce que d'après mes observations, savoir dégager les arêtes à même l'assiette fait partie de la culture norvégienne.
Dernier aperçu de la cuisine norvégienne, toujours en rapport avec la mer : les crevettes.
Hier, 12h, coup d'envoi d'une course de bateau, qui en théorie s'est achevée il y a une heure à peine, mettant en compétition entre 900 et 1000 bateaux, dont le roi.
Comme le musée est au bord de la mer, on a une super vue pour regarder la course. C'est pourquoi tout le monde s'est réuni à midi pour regarder passer les bateaux. Ils avaient l'air de trouver ça très passionnant mais le fait qu'ils s'excitent comme des malades les deux fois ou un bateau a failli se coucher/perdu une voile ne trompe personne.
Pour l'occasion, un buffet était servi avec des crevettes, des crevettes, et encore des crevettes. Et du pain et une très bonne sauce aussi quand même. Oui ils sont pas très varié niveau bouffe, il faut le dire. Une chance pour moi que la crevette soit un des rares fruits de mer que je mange.
Là encore, l'épluchage des crevettes est profondément ancré dans la culture. Je m'en suis aperçu en comparant leur 10 crevettes à la minute à ma crevette en 10 minutes. C'était d'ailleurs assez impressionnant de les voir tous autour de la table en train d'éplucher leur tas de crevette. On aurait dit un travail à la chaîne dans une usine d'épluchage.
J'ai pas de conclusion alors on va finir avec la blague de la semaine. J'ai rencontré mes proprios qui m'ont demandé si je me plaisais à l'appart, vu que ma chambre est toute petite.
"mais vous êtes petite aussi donc ça va".